Chemin vers le Phare du Grouin du Cou
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ALEXANDRE LAMOUREUX

Le gardien du Pertuis BretonLe Phare

Le Phare du Grouin du Cou

Sentinelle dressée face à l’Océan Atlantique, la tour octogonale du Phare du Grouin du Cou veille depuis près de deux siècles sur une zone littorale redoutée par les navigateurs.

Un phare face au large

Situé sur la pointe du Grouin du Cou, le phare veille sur l’entrée du Pertuis Breton depuis plus d’un siècle. Cette partie du littoral, marquée par ses rochers et ses récifs, a longtemps rendu la navigation difficile et a été le théâtre de nombreux naufrages.

Le phare construit en 1867 a pris la suite de plusieurs feux installés auparavant pour guider les marins. À l’époque, le secteur était encore presque désert, entre dunes, vignes et forêt, et était surtout fréquenté par les pêcheurs et les cultivateurs.

Détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, le phare a été reconstruit en 1953. Depuis, il est devenu un repère familier du littoral tranchais et continue d’assurer sa mission de signalisation maritime.

Près de deux siècles d'évolution

L’histoire du phare est marquée par plusieurs reconstructions successives adaptées aux besoins de sécurité et aux aléas de l’histoire :

Le Premier Fanal à Huile
  • 1831
    Allumage du tout premier feu sur une tour cylindrique de 9 mètres de haut. Ce fanal fonctionnait alors à l’huile végétale, consommant jusqu’à 260 kg de combustible par an.

La Maison-Phare
  • 1867
    Une maison-phare remplace l’installation d’origine, surmontée d’une tour carrée élancée à 14 mètres de hauteur.

Destruction lors de la Seconde Guerre mondiale
  • Juillet 1944
    La maison-phare et sa tour sont entièrement détruites par les troupes allemandes avant la libération du littoral.

Tourelle Provisoire en Bois
  • Octobre 1945
    Un feu provisoire est rallumé dès la fin du conflit sur une tourelle en bois de 12 mètres pour rétablir le balisage d’urgence.

Le Phare Actuel
  • 1953
    Mise en service du phare actuel alimenté à l’électricité, reconnaissable à sa tour octogonale en maçonnerie de 16 mètres de haut.

La vie autour du phare

Pendant longtemps, le phare était presque seul au milieu des dunes et des vignes. Peu à peu, le secteur s’est animé : un camp militaire s’est installé à proximité, puis des commerces et des maisons sont apparus autour du phare après sa reconstruction.

À partir de la fin des années 1970, d’importants travaux ont permis d’aménager et de structurer le secteur, tout en mettant en place des règles pour mieux préserver les dunes et la forêt. Le quartier s’est ainsi progressivement développé jusqu’à devenir le quartier résidentiel que l’on connaît aujourd’hui.

Foire aux questions